Séquence didactique : le naturalisme

Le naturalisme, dans les études de Lettres, et surtout au lycée, est bien souvent mal traité. La représentation du réel au XIXe siècle pose souvent un problème. Ce que les lycéens retiennent du naturalisme c’est souvent l’aspect pseudo-scientifique du texte. Et le seul auteur retenu pour ce mouvement reste Zola : les autres sont rarement traités. Le problème est que les textes naturalistes dépassent largement cette ambition pseudo scientifique : c’est au texte qu’il faut se rattacher et non à des informations qui sont en dehors du texte.

Le naturalisme consiste à l’étude des personnages (cf. Le Personnel du roman, Philippe Hamon), à la multiplication des points de vue sur le réel, à l’emploi du style indirect, etc. Les textes naturalistes sont souvent contaminés par le regard du personnage qui propose une vision personnelle du monde. Ces visions sont souvent porteuses de symboles forts qui portent en eux des marques de l’hérédité ou des critiques envers le monde contemporain.

La séquence didactique proposée vient après l’étude d’Un cœur simple de Flaubert. La représentation du réel, sans vraiment aborder le terme de “réalisme”, trop vague et réducteur, a été posée. Le contexte historico-littéraire a permis de s’interroger sur l’importance du monde contemporain et sur sa représentation dans les romans et nouvelles du XIXe siècle. Un décloisonnement a été réalisé et une nouvelle fantastique, La Cafetière de Gautier, a été étudiée afin de comprendre que dès le début du siècle, les auteurs s’intéressent à retranscrire le monde.

Cette séquence permet d’aborder des auteurs autres que Zola et permet d’aborder le naturalisme dans son ensemble. Il est ainsi perçu comme une continuité littéraire du siècle et non comme une rupture avec le “réalisme”.

Accès à la séquence.

Accès à un article sur le roman et la représentation du réel au XIXe siècle.

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