Organiser les apprentissages grâce aux grilles studiométriques

En consultant quelques forums, listes de discussion et un ouvrage intitulé La pédagogie du français de Bernard Toresse (1979), j’ai décidé d’adopter, à la rentrée, pour les classes de 6e, l’usage de grilles studiométriques.

Une grille studiométrique ressemble au schéma ci-dessous et peut-être décliné à volonté :

1
2
3 1
4 2
5 3
6 4
7 5 1
8 6 2
9 7 3
10 8 4
11 9 5
12 10 6
13 11 7 1
14 12 8 2
15 13 9 3
16 14 10 4
17 15 11 5
18 16 12 6
19 17 13 7
20 18 14 8
21 19 15 9 1
22 20 16 10 2
23 21 17 11 3

Si vous désirez vous en servir pour le vocabulaire, il faut avoir reporté toutes les définitions sur une même fiche, dans le même ordre pour tout le monde, numérotées. La colonne de gauche de la grille indique le numéro de la dernière définition étudiée. En partant de ce numéro, on lit, sur la même ligne, les numéros de toutes les définitions à revoir.
Exemple à partir du petit bout copié-collé : quand on apprend la 3e définition, on révise la première, indique la ligne n°3. Quand on apprend la 8e définition, on révise la 6 et la 2. Quand on apprend la 23e, on révise les 21, 17, 11 et 3.

L’intérêt, c’est d’organiser des révisions (obligatoires et) régulières.Chaque jour, les élèves doivent apprendre un ou plusieurs mots. Pour que cela fonctionne, je les interrogerai tous les jours oralement sur les mots à apprendre. Tous les dix mots, ils auront une évaluation écrite. Cela évite de tout faire réviser aux élèves d’un coup. L’apprentissage est spiralaire, progressif et permet aux élèves de réellement développer leur vocabulaire. La grille est suffisamment bien conçue pour faire “revenir” régulièrement toutes les définitions étudiées, même les plus anciennes. Comme ça, le volume de révisions, d’un cours à l’autre, reste très gérable, mais, à moyen terme, tout est revu régulièrement. Étant obnubilé par le vocabulaire des élèves et voulant vraiment châtier leur langage, je trouve cette méthode vraiment bien pensée. Des professeurs, sur le forum Néoprofs, expliquent que de nombreux élèves ont progressé et que ce travail s’est ressenti dans les expressions écrites des élèves qui ont un vocabulaire élargi.

Pour le vocabulaire, les mots – étudiés et définis dans le cahier – seront numérotés par ordre des progression et reportés sur une feuille A4. Les mots sont définis en cours, selon les objectifs et les demandes des élèves. Ils ne sont pas imposés avant.

J’utiliserai cette grille quotidiennement à l’oral pour le vocabulaire et tous les dix jours pour les contrôles écrits. Je l’utiliserai également pour travailler la conjugaison de manière hebdomadaire.

En effet, après avoir vu une leçon sur un temps et un mode, les élèves devront apprendre des temps par cœur et les pratiquer régulièrement. Ils acquièrent ainsi des réflexes qui seront utiles pour la suite de leurs apprentissages. La conjugaison est souvent un point faible et les temps et modes sont régulièrement mélangés à tort et à travers.

L’usage de la grille studiométrique repose sur la répétition. C’est un des points importants de notre métier et ce qui permet aux élèves d’acquérir réellement une notion, un savoir. Si le travail est organisé, que le professeur a expliqué aux élèves la méthode dès le début et qu’il joue le jeu, les résultats seront présents au fur et à mesure de l’année. Les résultats se retrouveront dans les dictées et les rédactions. C’est un travail chronophage mais porteur.

Je joins ici deux fiches créées et inspirées de travail de collègues. La fiche sur le vocabulaire est non exhaustive et est à compléter au fil de vos avancées. Les verbes choisis pour la conjugaison sont variés mais peuvent être changés ; gardez cependant les auxiliaires.